Abdallah Badis

Comédien - Metteur en scène - Cinéaste

dimanche 4 octobre 2015

LE FILS ETRANGER. Long métrage d'Abdallah Badis

La Préhistoire aura été longue. Le film est maintenant mixé et étalonné, la splendide musique originale d'Archie Shepp est enregistrée, dans quelques jours le film sortira du labo.  Contre vents et marées le film aura été mené à bien. L'Histoire commence. En deux mots, le film peut se résumer ainsi: "Un homme, après une longue absence, retrouve entre rêve et réalité son pays de naissance, l'Algérie."
Les inscriptions en festivals ont commencé.

jeudi 28 mai 2015

LE FILS ETRANGER

Le 20 mai jusque tard dans la nuit, l'enregistrement de la musique d'Archie Shepp composée pour Le fils étranger s'est faite dans le magnifique auditorium de l'INA.
avec Archie Shepp, saxophones; Izidor Leitinger, trompette et arrangements; Thomas Savy, clarinette basse; François Theberge, flûte; Matyas Szandaï, Contrebasse; Mourad Benhamou, batterie et percussions; Arnaud Vilquin, piano; Hugo Van Rechem, violon et Taoufik Bargoud, Oud, saz et naï.

Merci Archie, merci Izidor et toute cette belle compagnie.

Je suis sur un nuage!




mardi 31 mars 2015

LE FILS ETRANGER

La musique originale d'Archie Shepp pour le fils etranger

Créés en 2012 à Metz, notre boîte de prod Cactusco Films arrive presque au bout de la production de son premier long métrage, "le fils étranger" d'Abdallah Badis. On a bien avancé dans le travail d'accompagner au mieux la fabrication d'un objet cinématographique qui sera aussi singulier que Le Chemin Noir .
mais actuellement petite panne,
Pas encore de distributeur, pas de diffuseurs ( voir: http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/03/28/le-docu-de-creation-un-genre-delaisse_4603337_1655027.html),
... donc pas d'argent dans les caisses. Tout est en place techniquement pour la suite mais il y a quelques salaires et cachets à venir qu'il faudra qu'on assure et c'est à regret qu'on passe par la case financement participatif.
On aurait aimé faire sans, et pouvoir dire "on s'est débrouillés tout seuls", mais
on n'a pas le choix . On a besoin de soutien pour finaliser au mieux le film.
Pour boucler notre budget très modeste en regard du formidable travail d'ores et déjà réalisé, il nous manque de quoi payer la création de la musique originale du film par le grand musicien de jazz  Archie Shepp .

Image, son, montage, l'équipe technique qui entoure le film a été formidable. En ce moment dans le Massachusset, Archie shepp, qui s'est à nouveau joint à mon travail, compose la musique originale du fils étranger.
Pour toutes cette belle compagnie qui porte le film, on se doit d'aller au bout et de belle manière.
J'y crois.

On a donc mis en place une possibilité de financement participatif.
ceux qui le souhaitent peuvent nous aider dans la mesure de leurs moyens en fairsant un don sur la plateforme Ulule.

                        http://fr.ulule.com/le-fils-etranger

Sur cette page internet,  il y a toutes les modalités pratiques pour nous aider ainsi que des photos du film, des textes de présentation…  vous en saurez plus sur le projet, sur le réalisateur et sur Archie Shepp.

et merci bien sûr de faire circuler ce mot dans votre réseau d'amis.

… les petits ruisseaux font les grandes rivières…  nous vous espérons nombreux.

On compte sur vous.

Abdallah Badis et l'équipe Cactusco films.

https://www.facebook.com/cactuscofilms

mercredi 10 septembre 2014

LE FILS ETRANGER.


Chic! 
Les tournages Algérie et France sont faits.
Une première partie du montage également, elle s'est faite à l'INA sur cinq semaines. 
L'INA est coproducteur.
ça avance. 
La suite et le reste à partir de Novembre 2014. 
On croise les doigts.








D'autres images des tournages 
sont sur la page Facebook de la production Cactusco Films



dimanche 20 janvier 2013

"LE CHEMIN NOIR" au festival Festiar' Cherbourg

Le Chemin Noir est en bonne compagnie au




il est projeté
au cinéma l'Odéon à Cherbourg le 23 Janvier à 16h
au cinéma Palace à Erqueurdreville- Haineville le 25 janvier à 20 heures
projection suivie d'un débat en présence du réalisateur.
puis au cinéma Odéon Cherbourg,
dimanche 27 janvier 20h
et  lundi 28 Janvier 22h.

bienvenue au club!

festiar ...

samedi 8 décembre 2012

LE FILS ETRANGER


Notes de réalisation
Le film sera en couleur et en 1/85. Nous le tournerons en HDCam. Je souhaiterais être accompagné dans cette aventure par Claire Mathon, la même chef opératrice qui a fait l’image de mon précédent film Le Chemin Noir, et ceci pour son savoir-faire technique, sa sensibilité artistique mais aussi pour ses qualités humaines qui sont précieuses en tournage ouvert avec des acteurs non professionnels.
Hors le port d’Oran, toutes les images seront tournées dans le territoire des M’Sirda où je suis né, à l’extrême Nord-ouest de l’Algérie.
À l’image, j’interpréterai Omar. Le cimetière final où nous tournerons est celui où sont enterrés mes grands-parents et tous ceux dont je viens. La sœur de Omar sera ma vraie sœur, son père, le mien et les autres personnages à une exception près seront de vraies personnes.
En situation de tournage du Fils étranger, je guetterai ce qui est fragile, je l’espérerai et pour cela, nous serons ouverts à l’imprévu qui j’en suis sûr nous offrira bien mieux, bien plus vrai que ce que j’aurais pu écrire. Les personnages ne sont qu’esquissés dans le synopsis. Les personnes qui seront choisies pour les incarner à l’image le seront parce qu’elles correspondent à ce que je recherche et parce qu’elles connaissent et sauront intimement être ce qui intéresse mon film. Elles n’auront pas besoin de « composer ».                              
Je m’adresserai à un danseur un peu particulier pour habiter le personnage de Lahcène l’égaré. Je l’ai vu danser au théâtre national d’Alger en clôture d’un stage dirigé par Abou Lagraa, le chorégraphe algérien de la compagnie « la baraka ». Avant ce stage il n’avait jamais participé à de la danse contemporaine officielle. Je provoquerai la rencontre entre ce danseur et  la personne qui m’inspire le personnage de Lahcène. Je suis sûr que sans chercher à l’imiter, il saura habiter son propre corps de la douleur et de la frayeur du vrai Lahcène. À l’image, je lui demanderai d’être dans l’économie et la retenue souvent mais sans doute une seule fois en pleine nature, laissant libre cours à son inventivité brute et à cette énergie considérable que j’ai vue se dégager de lui, offrira -t-il une expression dansée fulgurante et sauvage du courage mêlé de désespoir qui peut habiter la jeunesse algérienne.                         
Une voix-off accompagnera le film ; elle sera à la première personne. Ce sera celle d’Omar ou celle de sa sœur. Ce ne sont pas des voix « psychologiques » qui expriment des états d’âme, ou une intelligence de la situation qu’elles accompagnent. Comme on l’a lu dans les exemples donnés dans le traitement, elles disent un moment du passé de ces frères et sœurs, une petite chose qui est restée en marge, en suspens dans leur mémoire. J’imagine les voix-off se poser souvent sur des images rapprochées d’Omar, son corps, son visage, avec un mouvement de caméra à peine sensible comme si on tournait autour lentement pour se glisser dans sa tête et parfois y lire un rêve. Les cadres rapprochés sur le visage de Omar seront rares, ils auront pour fonction de donner des respirations au film, des respirations actives pendant lesquelles le spectateur se fera son histoire en même temps que Omar se demande ce que peuvent bien vouloir dire ces choses qu’ils a vues, ces paroles qu’il a entendues ou ces rêves qu’il a fait. Inutile de chercher sur son visage des marqueurs : étonnement, désespoir, ou espoir. C’est l’importance que son corps occupe dans le cadre qui dira l’état dans lequel il est. Quand il est un point dans l’image, il est perdu.
Dans la séquence du port de Ghazaouet, quand Omar fera la rencontre de ce jeune homme qui vide son sac et dit dans sa logorrhée : «  mon pays, il est là… dans ma tête …», c’est l’emetteur qu’on verra essentiellement, le visage de cet homme qui occupera l’image et on ne reviendra qu’en fin de séquence sur Omar chez qui résonnent les mots de ce jeune homme désespéré et lucide.
Les archives choisies seront essentiellement celles du point de vue algérien, plutôt pause ou marche de combattants qu’images de bataille. Elles n’auront pas la fonction de documents objectifs. La guerre d’Algérie a fait plus d’un million de morts algériens, il y en a eu d’autres bien avant et la récente décennie sanglante a fait deux cent mille victimes. Sous les yeux de Omar, ce sera comme si pendant de petits moments ces morts revivaient devant lui pour qu’il s’imprègne d’eux pendant qu’il avance sur cette terre. Comme si pour l’adopter, cette terre algérienne avait besoin qu’il fasse sien tout ce qu’elle recouvre, ce qu’elle a « dans le ventre », tous ces enfants qu’elle a perdus, toutes ces habitations paysannes que la guerre a brûlées ou rendues désertes…
Je demanderai à l’Ina la possibilité de visionner leurs archives. Je demanderai aussi leur soutien. Leur accompagnement serait précieux tout comme il l’a été pour mon précédent long-métrage.
Il y aura aussi le son, bruit d’hélicoptère, d’avion ou rafales d’armes à feu et même parfois simplement un coup de fusil qu’on entendra dans la nature vierge sans qu’on sache si c’est un souvenir de la guerre d’Algérie passée ou le présent de l’armée algérienne qui traque des islamistes, ou encore un chasseur dans les taillis qui couvrent les collines.
Le son sera tout le temps du film un élément très important puisque Omar qui avance un peu de manière hypnotique est comme aveugle et comme l’aveugle il sera tout ouïe. C’est par exemple le son d’une mobylette qui passe au loin qui pourra faire affleurer tout frais le souvenir de la mobylette d’un grand frère qui emmenait Omar enfant au bord de la Moselle en France ou le bruit d’une tronçonneuse à métal qui rappellera les usines de France où Omar a travaillé. Le son ne sera pas systématiquement en prise directe avec ce que nous verrons à l’image et le sens d’une séquence naîtra souvent du frottement entre image, son et parfois voix-off, chacun de ces éléments ayant sa ligne propre comme des instruments sur une partition.
On entendra sans doute quelques musiques dans le film, ce seront celles que Omar porte en lui, musiques contemporaines d’inspiration très classique comme celle d’Arvo Pärt quand Omar est noyé dans la nature, mais aussi jazz - Art ensemble de Chicago ou Archie Shepp par exemple- quand il y a rencontre avec les harragas, tous ces jeunes gens qui veulent partir mais partir où ?
L’image sera bien plus importante que les paroles. Correspondances rythmiques, visuelles et sonores, tout ce travail que nous ferons au montage exprimeront l’hésitation d’Omar, le sentiment de perte puis plus tard la profonde joie des retrouvailles avec les siens.
Comme on l’a lu, Omar est toujours à pied. Une seule fois on le verra descendre d’une voiture. C’est un taxi jaune qui l’aura déposé devant la sorte de forteresse qu’est devenue la maison où il est né et où il rencontrera son vieil oncle et sa tante. Au montage, nous ferons en sorte que le passage de ces taxis jaunes sur ces routes qui tournent soit ressenti comme une menace. C’est bien une de ces mêmes voitures qu’Omar a vue alors qu’il quittait la ville portuaire au début du film. Elle transportait un cercueil et semblait habitée de fantômes. Ces voitures qui rodent, c’est comme si c’était lui qu’elles cherchaient, comme un prédateur, sa proie. Métaphore de cette peur qu’a sans doute Omar, peur de la rencontre des siens vers laquelle il avance, de ce qu’elle va provoquer en lui, peur d’y laisser sa peau et d’être lui aussi transporté comme un cadavre. Peur de passer « de l’autre côté » et de ne plus retrouver le chemin pour revenir à la vie qu’il a quittée en France. Nous ferons en sorte ma monteuse et moi que cela soit léger, que cela puisse effleurer l’esprit du spectateur sans plus. Mais ce dernier aura d’autres raisons d’imaginer que ce voyage est une traversée, un passage « au pays des morts ». En effet le cimetière familial est désert quand Omar y arrive la première fois. Quand il le retrouvera plus tard, il sera très peuplé, son père sera là, sa sœur aussi, figure tragique, habillée en noir, des cavaliers comme ceux de l’Emir Abd El Kader et cette musique qui provoque la transe. De quel côté sera-t-on ?
La narration emprunte au conte. C’est le pays et son Histoire qui viennent à Omar, qui se découvrent à lui. Omar est déplacé plus qu’il ne se déplace comme si ce voyage était un rêve qu’il fait ou plutôt qu’aurait fait naître en lui Amina, la petite fée du conte. Pour autant Amina ne sera pas un personnage hiératique. Elle sera très réelle, rira, jouera comme les enfants le font et pourtant c’est bien elle que nous découvrirons veillant sur le sommeil de Omar, faisant pour lui ce qu’il n’a pas fait, visiter la tombe de sa mère. C’est Amina qui lui mettra une tortue dans la main comme un animal qui apaise, comme pour dire avance sans crainte, tu es sur le bon chemin.  Amina pourra être perçue comme les yeux de la nature algérienne qui couvent ce fils qui revient, mais aussi comme les yeux de Fatima, cette sœur dont on ne saura si elle est vivante ou morte.
C’est une histoire de terre dont il s’agit. Les paysages où nous tournerons sont à deux pas de la mer. Mais nous cadrerons de manière à ce que le ciel bleu d’Algérie et la mer soient bord-cadre ou évacués autant que possible de celui-ci. La mer qui aura occupé tout l’écran au tout début du film, nous ne la reverrons qu’à la toute fin pour ce qui sera son épilogue. La nature algérienne s’est mise sur son « trente et un » pour la venue de son fils. Elle est rugueuse et belle, comme vierge : étendues d’herbes sauvages, rochers, arbres, fleurs, animaux, sous une lumière douce de printemps. Le spectateur sera libre d’imaginer que ce berger qui attrape un agneau pour le jucher sur ses épaules et le ramener au troupeau est peut-être Jason, le Jason en quête de la toison d’or.

THE FOREIGN SON note


Director’s Statement of Intent


The film will be shot in colour in 1:85 widescreen format on HDCAM. I would like to be accompanied in this adventure by cinematographer Claire Mathon, who photographed my previous film, Le Chemin Noir, whose technical know-how and artistic sensibility is matched by her humane qualities which are precious assets when shooting with non-professional actors.

Apart from the Oran harbour, all pictures will be shot in the M’Sirda region where I was born, in the top North-West corner of Algeria.

On screen, I’ll play Omar. The final cemetery where we’ll shoot is where my grand-parents and ancestors are buried. Omar’s sister will be my real sister, his father, mine too, and the other characters, except for one, will be genuine Algerian people.

While shooting The Foreign Son, I’ll be on the lookout for what is fragile, hoping to capture it, and to this end, we’ll be open to the unexpected which will surely offer us much better, much truer material than what I could write. Characters are merely sketched in the synopsis. People will be chosen to embody them onscreen because of how they match what I’m looking for and how they know and can intimately be what my film is involved in. They won’t need to “act out.”

To inhabit the character of the deranged Lahcene, I’ll approach a particular dancer I saw dance at the Algiers National Theatre at the end of a training session directed by Abu Lagraa, the Algerian choreographer of “la Baraka” company. Before that session, he had never taken part in any official contemporary dance. I’ll have this dancer meet the real person whom the Lahcène character is based on. I’m sure that without trying to imitate him, he’ll know how to endow his own body with the pain and fright of the original Lahcène. Before the camera, I’ll often ask him to act with economy and restraint. Once, however, releasing his raw creativity and fantastic energy in the heart of nature, he will display a wild, striking danced figuration of the courage mixed with despair that may inhabit theAlgerian youth.

A voice-over will thread along the film: it will be in the first person. It will either be Omar’s or his sister’s voice. They are not “psychological” voices expressing feelings or a perception of the situation onscreen. As presented in the examples of the treatment, they tell of a time in the past of the siblings, of a little detail remained on the side, suspended in their memory. I imagine these voices often speaking over close shots of Omar’s – his body, this face – with an almost imperceptible camera movement, as if we circled slowly around him to slip into his head and read an occasional dream. Close shots of Omar’s face will be rare, aiming to provide breathing spaces in the film during which the viewer will actively make up his own story while Omar wonders about all these things he saw, the words he heard or the dreams he dreamt. Nothing in his face will show his state of mind – surprise, despair or hope. It will be the size of this body within the frame that will tell the state he is in. For instance, when he is a dot in the picture, he is lost.

In the Ghazaouet harbour sequence, when Omar meets that young man who spills his guts and rambles: “my country, it’s here… in my head…,” we’ll mainly see the speaker, the face of that man will take up the whole image, and only at the end of the sequence will we cut to Omar in whom the words of that desperate and lucid young man still resound.

The archive footage will chiefly represent the Algerian point of view – fighters halting or walking rather than pictures of actual fighting. They will not be featured as objective documents. The Algerian war caused the death of over a million Algerians, and there were other conflicts before it. The recent bloody decade also made 200,000 victims. Under Omar’s eyes, it will be as though those dead came back to life momentarily so that he can be in touch with them while he is walking across that land. As if, in order to adopt him, the Algerian land needed that he made his own everything it covered, everything “in its guts”– all the children the land lost, all those peasant dwellings burnt or deserted by the war…

I will view the archives at the Institut National de l’Audiovisuel. I’ll ask them for their support and collaboration, which will be precious, as for my previous feature film.

There will also be sounds – the sound of helicopters, of planes, or bursts of gun fire, and even sometimes a lone gun shot that will be heard across the virginal landscape, without our knowing whether it is a memory of the past Algerian war or the present-day Algerian army tracking down Islamists, or else a hunter in the underbrush covering the hills.

Sound will constantly be a very important element in the film since Omar walks in a slightly hypnotic way, as if blind, and as a blind man, will be all ears. The sound of a motorcycle running in the distance will for instance bring up the fresh memory of an older brother’s motorcycle taking Omar as a child to the banks of the river Mosel, in France, or the sound of a metal chainsaw will remind him of French factories where Omar worked. Sound will not systematically correspond with what is on screen and the meaning of a sequence will often emerge from the friction between image, sound and sometimes the voice-over – each of these elements being like the particular line of an instrument on an orchestral score.

We’ll probably hear some pieces of film music, which will be those that Omar carries inside him: classic contemporary music such as Arvo Pärt’s when Omar is drowned in nature, but also jazz music – such as The Art Ensemble of Chicago or Archie Shepp – when he meets with harragas, those young people wanting to leave, but where to?

Image will be more important than word. Rhythmic, visual and sound correspondences – this work that will be done at the editing stage will express Omar’s hesitation, his sense of loss, and later the profound joy of reuniting with his kindred.

As we read earlier, Omar is always on foot. Only once will we see him get out of a car. It is a yellow taxi that drops his in front of the house turned into a bunker where he was born, and where he meets his old uncle and aunt. At editing, we’ll make sure that those yellow taxis driving along the winding roads are felt like a threat. It is one such vehicle that Omar has seen when he left the port city at the beginning of the film. It carried a coffin and seemed inhabited by ghosts. These cars roam around as if looking for him, like predators for their prey – probably a metaphor of that fear that never lets go of Omar, the fear of meeting his own people as he gets closer to them, the fear of what that meeting will cause in him, the fear of dying in the process and being also carried like a corpse – a fear of stepping “through the looking glass” and not finding the way back to the life he left behind in France. My editor and I will make it perceptible through slight touches, so that it only brushes on the viewer’s mind. However, the viewer will have other reasons to imagine that this journey is a crossing, a passage to “the land of the dead.” Indeed, upon Omar’s first visit, the family cemetery is deserted. When he comes back again later, it will be crowded: his father will be there, and his sister too, a tragic figure dressed in black, and horsemen as well, dressed as those of Emir Abdelkader, against entrancing background music. Which side of the mirror will we then be on?

The narration borrows from the fairytale. It is the country itself and its history that come to Omar and unveil to him. Omar is moved around more than he moves himself, as if that journey was a dream which Amina, the little fairy of tales, has inspired in him. However, Amina will not be a hieratic character. She will be very real, laughing, playing like children do, and yet, she will also be the one watching over Omar’s sleep, bringing him to do what he has not done – visit his mother’s grave. It is Amina who will put a tortoise in his hand like an appeasing animal, as if to say: “Go ahead without fear, you are on the right way.” Amina can also be viewed as the eyes of Algerian nature fondling this prodigal son returning to her, but also as the eyes of Fatima, the sister whom we’ll never know whether she is alive or dead.

It is a story of land. The landscapes where we’ll shoot are located right by the sea. But we’ll frame them in a way that places the Algerian blue sky and the sea on the edge or off screen altogether. The sea, which will take up the whole screen in the opening of the film, will only be seen again at the very end, in the epilogue. The Algerian nature has “dressed up” to greet her returning son. It is rugged and beautiful, virginal looking: spreads of wild grass, rocks, trees, flowers, animals, bathed in the soft spring light. The viewer will be free to imagine that the shepherd seen catching a lamb to sling it across his shoulders may be Jason, on his quest of the golden fleece.