Abdallah Badis

Comédien - Metteur en scène - Cinéaste

jeudi 17 mars 2011

projection à la Columbia University New York. critique

extrait traduit "...Badis est retourné dans la région ouvrière à la recherche de l'enfant qu'il était. Il y a trouvé des hommes pris entre deux histoires, celle de leurs origines algériennes et celle de leur travail dans les usines, maintenant disparues; on a le sentiment de marcher sur une terre où des hommes vivent côte à côte avec des fantômes..." Paul Ben Itzac in Danse Insider Mag New York

lundi 7 février 2011

festival

Selection au festival du film documentaire Immigration et multiculturalisme.
Projection du "CHEMIN NOIR" le 10 Mars 2011 à la Maison Française de la Columbia University à New York

jeudi 2 décembre 2010

Filmer le travail

"Une vie française est sélectionné au festival Filmer le Travail à Poitiers du 2 au 4 Fevrier 2011.

lundi 22 novembre 2010

La vie en friche.

Le commandant Cousteau filmait naguère le « monde du silence ». A base de poisson et autres cétacés. Abdallah Badis filme un autre monde du silence. Avec des êtres humains, qui ruminent le temps passé des hauts fourneaux, leur gloire passée dans le dur labeur. « Une vie française" marque par son silence. La caméra voyage, doucement elle s’insinue. Ce documentaire serein, éloigné du tapage médiatique, n’est pas un tract politique. Pas de revendications, et Dieu sait pourtant qu’il y en aurait ! Le message est d’autant plus fort. C’est de la Politique.[lire la suite]

vendredi 5 novembre 2010

sélections projections

Sélectionné au festival "SONGE D'UNE NUIT DV", LE CHEMIN NOIR est projeté le 12 Novembre 16h à ST Denis dans la salle de Créative Camera Altermédia.

Dans le cadre du Mois du Documentaire,
projection du CHEMIN NOIR le 20 Novembre à 17h à L'ESTIVE, Scène Nationale de FOIX et de l'Ariège.
et le 26/11 à 21h dans le XIVème à Paris au cinéma Le DENFERT

"Le Chemin Noir" sélectionné au Festival Pépites du cinéma: projection le 5 Décembre à 18h30 au cinéma L'ETOILE de La Courneuve

sélection à la première édition du FIDEL; LE CHEMIN NOIR sera projeté le 18 Décembre 20h30 à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, Porte Dorée à Paris.

festival Réel en Vue: "UNE VIE FRANCAISE" projeté le 18 Novembre à 20h au cinéma LA SCALA à Thionville (Moselle)

mercredi 22 septembre 2010

vendredi 10 septembre 2010

"Nous essayons en tant qu'ouvriers du rêve de dire le corps de l'âme des hommes avec des mots des sons, des gestes, du silence." Sony Labou Tansi

Dans Le Chemin noir, Abdallah Badis utilise la puissance du saxo et la voix rocailleuse d'Archie Shepp qui font résonner cette transcendance de la défaillance des corps. Les corps du Chemin noir, ce sont ceux des manœuvres algériens de la sidérurgie dont le réalisateur est issu, ceux de ces retraités qui regardent leur reste de vie passer, se demandant où ils seront enterrés. Le réalisateur a passé 25 jours à l'arrière de leur foyer, où ils passent leur temps ! Car leur parole n'est pas immédiate. Mais quand elle fuse, dans une impressionnante maturité et clarté, ce sont des moments de grâce comme nous en offre rarement le cinéma ! Le prétexte du contact était la réparation d'une 404 Peugeot, qui donne sa cohérence au film. Car la mémoire est un long geste de réparation, alors même que la relation entre la France et l'Algérie reste très déchirée. Mais sur quoi appuyer cette mémoire alors que les usines sont en ruines ou ont disparu, remplacées par un parc d'attraction ? Attentif mais impassible comme un Elia Suleiman, Abdallah Badis illustre avec Archie Shepp sa mélancolie sans jamais tomber dans la nostalgie. Sa présence à l'écran et la multiplication d'artifices de distanciation lui permettent de ne pas s'enfermer dans la perte de ce qui n'est plus là, mais d'en construire un présent qui pose la question angoissée de l'avenir. Son film très écrit a pourtant l'ouverture d'un jazz improvisé : ses dispositifs poétiques sont là pour capter ce qui veut bien rentrer dedans, et quand ça fonctionne, c'est de l'or en barre ! Car c'est en se lâchant ainsi qu'on lâche ce qui bloque dans le passé, que la conscience de la perte et de la mort met la vie en perspective.
     

Olivier Barlet
(source Africultures: cliquez ici)